DEVOIR DE MEMOIRE

ORADOUR. Histoire, Vigilance et Réconciliation

Month: avril 2015

De Buenos Aires à Oradour : une rencontre entre Robert Hébras et Nora Cortiñas, mère de la place de Mai

Nora Cortiñas

Nora Cortiñas

Le 9 avril dernier, le village martyr d’Oradour-sur-Glane a accueilli une grande militante des droits de l’homme : Nora Cortiñas. Une Mère Courage. L’une de ces femmes qui, en Argentine, au milieu des années 70, ont fait face à une sanglante dictature civico-militaire et ont défié un Etat de terreur. L’une de ces femmes dont les enfants, de jeunes adultes rêvant d’un monde meilleur, ont été enlevés clandestinement par les militaires au pouvoir et ont disparu. À partir de 1977, ces mères désespérées réclament publiquement justice et vérité sur la place la plus symbolique de Buenos Aires, formant le mouvement de résistance pacifique des Mères de la Place de Mai.

La dictature argentine a enlevé à Nora Cortiñas son fils de 24 ans, Gustavo, un jeune militant qui luttait, comme de nombreux jeunes de sa génération, contre le modèle néo-libéral et capitaliste. Qui luttait pour un monde plus juste et plus égalitaire. Gustavo est enlevé par les militaires le 15 avril 1977, alors qu’il se rend à son travail : Nora ne le reverra plus jamais. 38 ans après sa disparition, elle poursuit inlassablement son combat pour que vérité et justice soient faites en Argentine, pour son fils et les 30000 personnes disparues

À l’instar des criminels nazis, les militaires argentins, dans une logique de terrorisme d’État, avaient résolu d’appliquer une méthodologie de répression massive et clandestine, contre tous les citoyens qui défendaient ou semblaient défendre des idées et des valeurs opposées au modèle «chrétien et occidental ». Ces derniers « disparaissaient ». Un plan macabre qui signifiait, le plus souvent, que les victimes des militaires seraient emmenées dans des centres de détention, qu’elles y subiraient d’effroyables tortures, puis que leurs corps seraient jetés dans les eaux du Río de La Plata, depuis un avion en plein vol.

De passage à Limoges pour y témoigner et raconter ses multiples combats pour les droits de l’homme, Nora Cortiñas a tenu à rencontrer Robert Hébras, lorsqu’elle a pris connaissance de la tragédie d’Oradour

Robert entame la visite du village martyr. Il raconte comment des Waffen SS, ce 10 juin 1944, ont rassemblé puis séparé tout le village en différents groupes : les hommes d’un côté, les femmes et les enfants de l’autre. Robert se souvient très clairement de l’attitude peu agressive des bourreaux d’Oradour ; peu nombreux, très organisés, et surtout très calmes : leurs victimes ne se doutaient de rien. « Où avez-vous caché les armes ? », répétaient les soldats aux habitants du village. Une terrible phrase, qui n’est pas sans rappeler la dictature argentine de 1976-1983 : les militaires au pouvoir avaient eux aussi cette obsession pour « les armes ». Ils étaient faussement persuadés que ceux qu’ils arrêtaient, torturaient puis faisaient disparaître possédaient de lourds armements. Dans l’esprit de la «’Mère Courage » Nora Cortiñas, le récit de Robert produit donc un écho très puissant.

« Les soldats ont séparé les hommes en quatre groupes. Les femmes et les enfants sont partis en premier, mais nous ne savions pas où on les emmenait », raconte Robert, avant de poursuivre la visite le long de la rue principale du village martyr.

Nora se recueille sur les maisons et les boutiques dont il ne reste plus qu’un souvenir : « chez Léontine », « chez Maire ». « Pour moi, à chaque maison, il y a un visage », dit Robert. Il montre ensuite à Nora, avec un sourire sincère et teinté d’émotion, les endroits qui lui étaient familiers. La maison où il est né. La maison où il vivait. L’école de sa petite sœur de neuf ans, qu’il a embrassée peu de temps avant le massacre, sans se douter un seul instant qu’il ne la reverrait plus jamais.

Tout au long de la visite, Robert répondra aux questions de Nora. Bouleversée par son récit et par le caractère planifié du massacre, la  »Mère Courage » lui demande soudain : « ¿ Cómo te salvaste vos ? » « Et toi, comment tu t’en es sorti ? ». « Je t’expliquerai quand on y sera, parce qu’on va y aller », répond Robert avec une expression presque malicieuse et en posant sa main sur le bras de Nora. À presque 90 ans, et malgré ce que la vie lui a infligé, le survivant d’Oradour n’a jamais perdu son tempérament jovial : il a l’incroyable force d’affronter un passé douloureux avec son sourire de toujours.

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Robert montre l’endroit où deux groupes d’hommes ont été emmenés, puis tués. Puis vient le moment de la visite de l’église, paradigme de l’horreur d’Oradour.

Le visage de Nora, qui visite ce lieu pour la toute première fois, s’assombrit lorsque Robert lui raconte le sort réservé aux femmes et aux enfants. Et lorsqu’il précise l’âge des victimes : « le plus jeune bébé avait une semaine, la plus âgée des femmes avait 90 ans ». Le silence de Nora est éloquent ; son expression grave et empreinte de douleur. Puis, son regard plongé dans celui de Robert, elle murmure d’une voix douce et ferme à la fois : « Por eso no hay perdón. Ni perdón, ni reconciliación ». Il n’y a pas de pardon pour ces actes. Ni pardon, ni réconciliation.

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  En sortant de l’église, Robert prend affectueusement le bras de Nora. La « ‘Mère Courage » noue autour de sa tête son foulard blanc, symbole de sa lutte et de celle des mères de la Place de Mai. Un doux soleil de printemps illumine ces deux mémoires qui marchent côte à côte, avec une grande dignité.

  Sur les lieux du massacre du groupe masculin dont il faisait partie, Robert raconte comment il a survécu : « Quand ils entendent une explosion, les soldats pointent leurs armes sur nous et c’est la fusillade. Nous tombons les uns par dessus les autres. Ensuite, un soldat passe pour donner le coup de grâce à ceux qui sont encore en vie. Et moi, je suis protégé par les corps de mes camarades. Ensuite, ils ont mis le feu. Et là, j’ai pensé : « je vais mourir, mais je ne veux pas mourir brûlé ».». Et Robert retrace avec Nora le chemin par lequel il a progressivement réussi à s’enfuir du village.

La visite du village se termine par un moment d’intense émotion. Robert et Nora échangent des gestes d’affection, une chaleureuse accolade, quelques mots : « Hay que seguir ». « Ni perdón, ni olvido ». « Nunca más ». Il faut continuer. Ni pardon, ni oubli. Plus jamais. Ils se sourient. Comme un frère et une sœur. Qui, sans parler la même langue, partagent d’une certaine façon la même histoire et se comprennent par les regards qu’ils échangent.

Robert Hébras et Nora Cortiñas. Deux époques, deux pays, deux continents. Deux destinées brisées par des totalitarismes.

Mais une même dignité dans leur combat pour la mémoire, la vérité et la justice. Une même force de caractère. Un même optimisme, malgré tout.

Et un même sourire.Nora Cortiñas-2015_76

Le sourire lumineux de ceux dont la barbarie n’a pas eu raison.
Le sourire lumineux de ceux qui ont su transformer la douleur et l’horreur en mémoire vivante.
Le sourire lumineux de ceux qui nous inspirent et nous poussent à lutter pour un monde meilleur.

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Amandine CERUTTI  professeur d’espagnol, doctorante.
 Réseau ALEC (Amérique Latine Europe Caraïbes)
Laboratoire FRED (Francophonie Éducation Diversité)

Robert Hébras à Francfort les 16 et 17 avril 2015

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Pierre Monnet

Suite aux journées thématiques concernant la mémoire du massacre d’Oradour sur Glane organisées à Munich en 2014, Pierre Monnet*, directeur de l’Institut Français d’Allemagne à Francfort sur le Main, a invité Robert Hébras, Bernadette Malinvaud, présidente de l’association, « Oradour : Histoire, Vigilance et Réconciliation », et Michaël Faugeroux réalisateur du film documentaire « Le droit à la Mémoire ». Le 16 avril, après la projection de ce film à l’Université Goethe, un auditoire franco-allemand de plus de 200 personnes a dialogué pendant plus d’une heure avec Robert. En témoin infatigable, réaffirmant son message de paix, il répond aux demandes soucieuses de connaitre et comprendre les faits, les suites judiciaires, l’absence de condamnation des responsables.
Le 17 avril, au Lycée français, Victor Hugo, ce sont 140 élèves de classes de 3ème et de 1ère qui interrogent ce survivant du 10 juin 1944. Maîtrisant bien le sujet, grâce à une préparation approfondie, à l’habituel questionnement concernant les origines, les acteurs, la vie après le drame, s’ajoutèrent des interrogations et réflexions sur la similitude avec les actes terroristes du XXIème siècle, le sentiment de proximité de l’ancienne victime avec les victimes des guerres actuelles, la place et le rôle de la religion après un tel traumatisme.
Face à ces publics franco-allemands, Robert Hébras insista de nouveau sur sa volonté de porter, tant en Allemagne qu’en France, un témoignage de paix et de tolérance tout en rappelant la mémoire des faits.

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Lycèe Victor Hugo

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Robert Hébras

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Université Goethe

 

*Extrait du discours d’accueil de Pierre Monnet

« Paul Ricoeur, dans La mémoire, l’histoire, l’oubli publié, notons-le bien, en 2000, dès l’entame de ce millénaire dont nous ne percevons pas encore l’orientation, écrivait que l’histoire est aussi réparatrice des mémoires blessées. Cette parole est bien celle d’un philosophe et d’un historien, qui sait combien le présent de notre Europe est également le produit d’un emboitement de mémoires meurtries. J’ai la faiblesse de penser qu’elle est aussi la vôtre Monsieur Hébras, manière bien modeste de vous dire notre immense merci d’avoir trouvé le chemin jusqu’à nous.
Comment en effet parler du 10 juin 1944 et de ses 642 meurtres, s’ajoutant aux dizaines de millions de morts de cette guerre sans précédent ? C’est aussi à cela que nous confronte cette rencontre que l’IFHA a tenu à organiser, en coopération avec la DFG, le Fritz-Bauer Institut de l’université de Francfort et le lycée français Victor Hugo de Francfort, toutes institutions que je remercie très chaleureusement pour leur engagement : cette manifestation n’est pas habituelle pour notre institut, mais j’avoue qu’elle ne fut pas difficile à monter, compte tenu de l’enjeu et parce que Michael Faugeroux qui vous accompagne nous a apporté un concours décisif et précieux ».

 

Compte rendu Assemblée Générale Ordinaire du 28 mars 2015

Le 28 mars 2015 à 10 heures, les adhérents de l’association « Oradour, Histoire, Vigilance et Réconciliation » se sont réunis en Assemblée générale ordinaire, salle Robert Lapuelle à Oradour sur Glane, sur convocation effectuée par courrier, conformément aux statuts, en présence de Monsieur le Maire d’Oradour sur Glane.
Il a été dressé une feuille d’émargement : 119 adhérents, 70 présents, 40 représentés. Le quorum étant atteint, l’assemblée peut valablement délibérer.
AG-OHVR-2015_17Après quelques mots d’accueil, les remerciements à tous les présents, dont un certain nombre d’élus, la présidente Bernadette Malinvaud présente les excuses de membres du bureau, Vincent Brousse, Philippe Grandcoing, Philippe Pommier et de membres du Conseil d’Administration, Odile Danthieux, François Thomas.
Se sont également excusés : Catherine Beaubatie députée et adhérente OHVR, Annick Morizio présidente du CMO, Richard Jeziersky directeur du CMO.
Conformément à la décision adoptée lors de l’assemblée précédente, la présidente cite les noms des adhérents décédés : Nicole Aymard, Jacques Jouve, Monique Tronche.
Bernadette Malinvaud remercie Philippe Lacroix maire d’Oradour, ici présent, pour avoir mis gracieusement à la disposition de l’association, cette salle.
Monsieur le Maire souhaite la bienvenue et rappelle l’importance du travail concernant la mémoire, la nécessité des cérémonies du souvenir ainsi que des différentes manifestations qui eurent lieu en 2014.
Robert Hébras remercie tous les présents.
Palmira Desseix accepte d’assurer le secrétariat de séance.
La présidente, suivant l’ordre du jour annoncé, soumet à l’approbation le Compte Rendu de l’Assemblée Générale du 15 mars 2014 : approuvé à l’unanimité. Elle présente ensuite le rapport moral :
Comme je le rappelais lors de la précédente Assemblée Générale, l’heureuse décision de la Cour de cassation a entraîné, avec le changement d’appellation, la modification des objectifs de notre association.
Le souhait de Robert Hébras de la voir perdurer afin de l’accompagner dans son travail de transmission de la Mémoire explique et justifie notre existence et notre présence ici, aujourd’hui.
Les membres du bureau ont assisté à un certain nombre de manifestations où ils étaient invités, soit directement, soit par l’intermédiaire de Robert.
Ce fut le cas pour la présentation, en avant-première, de 2 documentaires :
– « Der Fall Oradour » « L’affaire Oradour » réalisé par Ute Kasper, et coproduit par FR3 et la Télévision Sarroise. Ce documentaire a été diffusé sur FR3 le mardi 10 juin 2014 à 08h50, et le samedi 14 juin 2014 à 15h25 ( il a été diffusé en Allemagne le 2 juin 2014).
– « Oradour, le procès de l’impossible » de Jean Bonnefon réalisé par Antoine Laura. Il a été diffusé par FR3 le 25 septembre 2014 et rediffusé sur la chaine Arte le 2 février 2015.
Puis elle rappelle les activités réalisées depuis la dernière assemblée Le 14 juin dernier, au Ciné Bourse à Saint-Junien, la projection du film « Oradour, les voix intérieures » réalisé en 2008 par Marc Desoutter, qui était présent. Le public, une centaine de personnes, a pu ensuite dialoguer avec le réalisateur, Robert Hébras et Camille Senon.
Nous avons, aussi participé à plusieurs émissions de radio (RCF) :
– deux concernaient l’association, ses objectifs, ses rôles, son action, en présence l’une de Robert et l’autre de Michael Faugeroux.
– une avait pour objet l’analyse critique de quelques-unes des nombreuses publications de livres à l’occasion du 70ème anniversaire. Y participaient Bernadette Malinvaud et  Dominique Danthieux, membre d’OHVR et historien limousin, qui a été chargé par l’Éducation Nationale, pendant plusieurs années, du service éducatif au CMO.
En accord avec l’article 2 des statuts d’OHVR et avec la volonté affirmée de ne surtout pas nous ériger en censeurs, nous essayons – et ce n’et pas facile – de réagir face à certains errements des écrits – en étant très attentifs de n’empiéter ni sur les compétences du CMO, ni sur celles de l’Association des Familles. Il s’agit pour nous d’être en cohérence avec la réalité historique et de contrer les tentations de révision.
En même temps, Henri Malinvaud a alimenté le site de l’association sur lequel a été posté quelques-uns de ces rapports de lecture ainsi qu’un message de soutien à la suite de l’attentat contre les journalistes de Charlie Hebdo.
Nous avons aussi  accompagné Robert lorsqu’il a rencontré des collégiens, notamment au collège de Chabanais et au collège André Maurois de Limoges.
Deux projets annoncés lors de la précédente assemblée générale ont été réalisés et constituent deux temps forts dans nos actions.
– les 18 et 19 mars 2014 nous avons accompagné Robert à Munich où un ensemble de manifestations avaient été initiées et organisées par Michael Faugeroux, adhérent de notre association et professeur au Lycée français Jean Renoir. Nous sommes très heureux de sa présence parmi nous aujourd’hui : cela me permet de lui renouveler publiquement nos remerciements et notre gratitude.
Après la projection du film documentaire réalisé par Michael « Le droit à la Mémoire-témoignage d’un survivant », nous avons participé, à l’université de Munich, à une soirée thématique consacrée à l’évocation du massacre du 10 juin 1944. Robert a ensuite répondu aux nombreuses questions de l’auditoire (plus de 600 personnes), attentif et demandeur d’explications tant sur le déroulement du massacre, que sur les responsables et sur la vie des survivants depuis le drame.
Le lendemain, c’est au Lycée français Jean Renoir, où enseigne Michael que Robert fut interrogé par des élèves de 3ème. Ils se sont montrés très sensibilisés grâce à un sérieux travail préparatoire réalisé par les enseignants qui avaient banalisé trois journées consacrées à l’étude du nazisme et de ses conséquences.
– le deuxième temps fort vient d’avoir lieu le 11 mars dernier à l’Espace Cité de Limoges où nous avions organisé une conférence, en partenariat avec le Centre de la Mémoire. Le procureur du Tribunal militaire de Rome, Marco De Paolis, traitait du thème « Pourquoi juger 70 ans après ? »
Après avoir précisé l’importance de la notion de responsabilité, il a démontré que « Le devoir judiciaire consiste à  punir ces crimes tant qu’un de ces criminels sera encore en vie ». Une centaine de personnes assistait à cette conférence.
Vote : unanimité

En l’absence de Philippe Pommier, trésorier, le trésorier adjoint, Henri Malinvaud présente le rapport financier 2014
Recettes :    3267.89 €
Dépenses :  1235.46 €
Excédent de l’exercice : 2032.43 €
Compte sur livret : 10236.67 €
Claude Bérody, vérificateur aux comptes, en l’absence de Jean-Luc Bayard indique que tous les documents comptables ont été mis à leur disposition. Ils attestent que les comptes sont sincères et corrects. Ils proposent donc de les approuver tels qu’ils sont présentés par le trésorier-adjoint.
Vote : approbation à l’unanimité du rapport financier.
Pour l’année 2016, l’assemblée décide de ne pas augmenter la cotisation qui reste fixée à 10 €

Les 4 membres sortant du Conseil d’administration  Sylvie Codecco, Palmira Desseix, Claudine Fourgnaud, Henri Malinvaud, de nouveau candidats, sont élus à l’unanimité.

La présidente annonce alors les actions prévues pour 2015
*16-17 avril 2015
Participation à Francfort à deux journées comparables à celles de Munich
–16 avril, projection du film « Le droit à  la Mémoire » réalisé par Michael Faugeroux suivi d’un débat à l’Université de Francfort
– 17 avril, intervention avec Robert Hébras  au lycée français Victor Hugo de Francfort
* L’association continuera évidemment, tout en étant consciente des limites de son action, à :
– accompagner Robert dans les établissements scolaires,
– l’aider à sa demande,
– réagir selon les circonstances,
– veiller à ce qui se dit, s’écrit, se montre concernant Oradour.

Avant de passer aux questions diverses, Monsieur le Maire rend compte des manifestations qui ont eu lieu en 2014 :
Commémoration du 10 juin 1944
Présence avec Robert, à la projection du documentaire « Une division SS en France, Das Reich » où Robert a dû préciser, en l’expliquant, ce qu’était la réalité historique.
Inauguration de la stèle sur l’emplacement du 643 GTE avec l’association Ateneo republicano du Limousin.

La présidente annonce quelques informations complémentaires :
– 8 avril : présentation du livre à Oradour sur Glane, salle Robert Lapuelle, à 20 heures «  Oradour après Oradour, Conserver, Reconstruire, Commémorer » par les auteurs P. Grandcoing et D. Danthieux. Il sera présenté le 10 avril à Limoges
– 8 avril : BFM, rencontre à 19 heures avec Nora Cortiñas de l’association « Mère de la Place de Mai » et le 9 avril rencontre à 14 heures à la fac de lettres
– Diptyque de Bernadète Bidaude : « Les temps qui courent »
21 avril : 1er volet «  la vie avec Oradour » (salle des Carderies, Oradour-sur-Glane)
24 avril 2ème volet « de sang et de lait » (à la Mégisserie à Saint-Junien)

Questions diverses :
-Alain Charbonnier  rappelle la nécessité de s’adresser aux jeunes et se demande comment ,lui, adhérent, pourrait agir et s’interroge sur son rôle dans l’association.
–  réponse de la présidente : s’il est en effet difficile d’attirer les jeunes (les étudiants des facultés de Lettres et de Droit avaient été informés de la conférence du Procureur), en revanche vous pouvez participer à nos actions.
– Michelle Soult, présidente de l’ANACR de Haute Charente, estime que, plus qu’une parole extérieure, la rencontre des jeunes avec les témoins est fondamentale pour la construction et la transmission d’une Mémoire vivante. Tant que les jeunes pourront rencontrer des déportés et des résistants, la mémoire persistera. Cet échange est enrichissant et son rendu est excellent.
– Robert indique qu’il est à la disposition de tous, qu’il est prêt à se rendre auprès des jeunes si on le lui demande. Il rappelle l’aide que lui apporte l’association, notamment pour répondre aux nombreux et très divers courriers qu’il reçoit (à titre d’exemple il lit une réponse faite à un Allemand)
– Monsieur le Maire précise que la municipalité rencontre aussi de très nombreux jeunes.
À propos des documentaires diffusés à la télévision quel rôle peut avoir l’association ?
– Elle peut attirer l’attention sur les erreurs, contresens, anachronismes. Quel en sera l’impact alors que le documentaire est achevé et diffusé ? Tout le monde peut réagir, notamment l’association des familles. Mais il paraît difficile d’agir.
À propos du documentaire concernant la Das Reich, sur lequel Robert a émis, à la projection en avant-première, un certain nombre d’observations concernant la présentation du massacre, les parlementaires alsaciens ont fait une démarche qui conteste le nombre d’engagés de force dans la Das Reich. Quels résultats auront ces interventions ?
– Quant à l’article paru dans Paris Match, Monsieur le Maire indique qu’un courrier commun, avec le président de l’Association des Familles, a été envoyé à la direction de ce journal. Un contact a été établi et un des auteurs de l’article devrait se rendre à Oradour prochainement.
– Pour Mason Norton, s’il y a de mauvais ouvrages, il y en a aussi de bons. Il serait utile de poster des commentaires sur le site internet.
– Claude Milord, président de l’Association Nationale des Familles, pense qu’il faut unir les efforts en ce qui concerne la vigilance, montrer de la retenue face aux révisionnistes et ne pas entrer dans leur jeu.
– Anne-Marie Montaudon demande à Robert si son témoignage écrit en 1992, «  Oradour, le Drame heure par heure » a été publié en langue allemande.
Non et Michael Faugeroux ajoute que c’est un travail de longue haleine, le moindre mot a son importance ; les Allemands connaissent bien la problématique de la Shoah, de l’Europe de l’Est mais très peu de l’Ouest.

L’association et Robert ont réservé une surprise à l’auditoire.
AG-OHVR-2015_19Mickael a été nommé chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques par décret du 1er Ministre. Robert lui remet cette distinction honorifique qui récompense l’importance de son travail et de son investissement pour perpétuer la Mémoire d’Oradour en Allemagne, en particulier auprès des Lycéens.

L’ordre du jour étant épuisé à 11h30, les participants se retrouvent autour du verre de l’amitié.

 

La secrétaire de séance : Palmira Desseix.

 

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Renouvellement de la cotisation 2015 de l’association « ORADOUR. Histoire, Vigilance et Réconciliation ». Pour les adhérents qui n’ont pas encore renouvelé leur adhésion, règlement par chèque (10 €) libellé à l’ordre d’« ORADOUR. Histoire, Vigilance et Réconciliation » à envoyer au trésorier : Philippe Pommier, 71 avenue de Naugeat, 87000 Limoges.

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Bulletins d’adhésion

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