DEVOIR DE MEMOIRE

ORADOUR. Histoire, Vigilance et Réconciliation

Month: mai 2014

Les Journées de Munich (18 et 19 mars 2014)

Munich_18-03_2014_016Robert Hébras témoigne

 

Robert Hébras accompagné par la présidente de l’association “ORADOUR. Histoire, Vigilance et Réconciliation”, était au centre d’une soirée thématique consacrée à l’évocation du massacre d’Oradour-sur-Glane, à l’université Ludwig Maximilian de Munich.

 

Munich_18-03_2014_009Cet événement était initié et organisé par Michael Faugeroux, professeur au lycée français Jean Renoir, en collaboration avec la Fondation “la Rose Blanche”, le Centre de Documentation et de Recherche sur le nazisme. Il était soutenu par la ville de Munich, l’Institut français, l’association “ORADOUR, Histoire, Vigilance et Réconciliation” et l’Association Démocratique des Français de Munich.
Assistaient à cette manifestation le Consul Général adjoint, les représentants de toutes les associations et fondations citées, plusieurs
 représentants et conseillers de la municipalité, et environ 600 personnes appartenant aux deux communautés, allemande et française,  dont de très nombreux lycéens.


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A l’issue de la projection du film documentaire réalisé par Michael Faugeroux “Le droit à la Mémoire-Témoignage d’un survivant” (sous-titré en allemand), Robert Hébras répondit aux nombreuses questions venues d’un public attentif ,en quête d’explications concernant, à la fois, le déroulement du massacre, ses responsables, ses auteurs, les procès passés (et éventuellement à venir…), la vie des survivants depuis le drame.
Ainsi qu’il en a l’habitude, Robert Hébras
  informa et précisa avec clarté. Par des mots simples, qui vont droit à la raison, il suscita la réflexion sur le souvenir et surtout sur l’avenir, soulignant que la mémoire constitue l’un des remparts contre les bégaiements de l’histoire.
Ses réponses portant sur le cheminement qui l’a conduit à s’engager dans cette démarche de
 rapprochement et de réconciliation entre les peuples, lui valurent une longue standing ovation d’un auditoire en totale empathie et très ému, notamment lorsqu’il affirma qu’il ne regrettait pas “sa vie passée à témoigner”.
Le lendemain, accueillis au lycée français Jean Renoir, Robert Hébras et Bernadette Malinvaud répondirent aux questions des élèves de quatre classes de troisième. À cette occasion, les professeurs d’Histoire avaient banalisé trois journées dédiées à l’étude du Nazisme et de ses conséquences.


Munich_19-03_2014_016À leur tour les plus jeunes, déjà sensibilisés par le témoignage de Robert Hébras présenté dans le film, manifestèrent le désir de connaître les détails sur le déroulement du massacre, sur la manière dont les survivants purent être sauvés, sur les soldats auteurs de ce massacre, sur la reconstruction des lieux et des Hommes. Comment vivre après, comment surmonter la difficulté de venir en Allemagne, quel effort sur soi-même pour oublier la haine des premiers jours et tendre la main ?
Munich_19-03_2014_009La simplicité, la clarté des réponses de Robert Hébras captivèrent l’intérêt de tous. Pour conclure, c’est avec fermeté qu’il insista sur l’indispensable connaissance réciproque des peuples, sur les richesses nées de leurs différences, sur la tolérance, sur la volonté de paix assise sur le savoir et la réflexion historiques.
Par des articles, tel celui d’une demi-page paru dans le “Süddeutsche Zeitung” (24 mars), ces deux jours d’échanges ont bénéficié d’une large résonance médiatique. La parole de paix et de réconciliation portée par Robert Hébras lors de ces deux événements à Munich, a donc dépassé le simple cadre de la ville et suscite déjà de nombreux témoignages de soutien, émanant d’autres régions d’Allemagne qui envisagent de réitérer cette démarche.

Qui sommes-nous ?

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Simples citoyens issus de tous les milieux et de tous horizons géographiques, en toute indépendance et sans esprit polémique, en réaction à la condamnation de Robert Hébras, en octobre 2012, nous avions créé l’association « Justice pour Robert Hébras » (loi 1901) afin de soutenir moralement et financièrement ce survivant du massacre d’Oradour-sur-Glane.

Le 16 octobre 2013, la Cour de cassation l’a « définitivement lavé de tout soupçon » (Maître Thouin-Palat) en annulant l’arrêt de la Cour d’Appel de Colmar.

L’Assemblée Générale Ordinaire/Extraordinaire du 15 mars 2014 a entériné le souhait de Robert Hébras et du Conseil d’Administration de continuer à accompagner l’engagement de ce témoin, porteur du double message de la mémoire et de la réconciliation. L’association « Oradour. Histoire, Vigilance et Réconciliation » (OHVR) poursuivra donc son activité avec de nouveaux objectifs :
– défendre l’exactitude historique concernant le drame du 10 juin 1944,
– construire un dialogue apaisé entre les hommes et entre les peuples par la réflexion sur les origines, les mécanismes et les conséquences de crimes tels que celui d’Oradour (cf les statuts).

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