DEVOIR DE MEMOIRE

ORADOUR. Histoire, Vigilance et Réconciliation

Category: Activités de l’association (page 2 of 3)

Robert Hébras au collège de Firmi

Le 12 mai 2015 Robert Hébras était invité au collège Paul Ramadier de Firmi (banlieue de Decazeville) où les élèves de deux classes de 3ème avaient mené un travail interdisciplinaire (histoire, arts plastiques, éducation musicale) dont l’objet était la seconde guerre mondiale. Après avoir visité à Oradour, le Centre de la Mémoire, le village martyr, le nouveau bourg et réalisé un travail de recherche au sein du CMO sur les témoignages écrits et oraux, ils ont réalisé une œuvre visuelle et sonore intitulée « Destins croisés. Un témoignage de la seconde guerre mondiale par le prisme du massacre d’Oradour ».

P1050981Dans une salle de la médiathèque, sur les murs blancs 39 portraits de membres des familles des élèves ayant connu la guerre, en ambiance une bande son (durée 39 minutes 45 secondes) avec musique de  Steve Reich « Différents Trains », des témoignages de survivants et rescapés du massacre. Au centre un arbre, à ses branches sont suspendus 45 livres proposant des témoignages écrits et à son pied un amoncellement de 642 livres fermés. Précédant cette salle, des panneaux commentés par les élèves, expliquent leur démarche et la symbolique 39/45.

P1050957Auparavant les élèves, avec l’aide de Robert Hébras, avaient planté un arbre de la mémoire puis déposé une gerbe au monument aux morts.

La journée se termina par un échange entre les élèves et Robert ému et impressionné par la force de cette réalisation originale qui témoigne de la qualité du travail, de l’intensité de la réflexion des élèves, de leur investissement et de celui de leurs enseignants.

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Les élèves de troisième du collège Paul Ramadier de Firmi en compagnie de Robert Hébras

De Buenos Aires à Oradour : une rencontre entre Robert Hébras et Nora Cortiñas, mère de la place de Mai

Nora Cortiñas

Nora Cortiñas

Le 9 avril dernier, le village martyr d’Oradour-sur-Glane a accueilli une grande militante des droits de l’homme : Nora Cortiñas. Une Mère Courage. L’une de ces femmes qui, en Argentine, au milieu des années 70, ont fait face à une sanglante dictature civico-militaire et ont défié un Etat de terreur. L’une de ces femmes dont les enfants, de jeunes adultes rêvant d’un monde meilleur, ont été enlevés clandestinement par les militaires au pouvoir et ont disparu. À partir de 1977, ces mères désespérées réclament publiquement justice et vérité sur la place la plus symbolique de Buenos Aires, formant le mouvement de résistance pacifique des Mères de la Place de Mai.

La dictature argentine a enlevé à Nora Cortiñas son fils de 24 ans, Gustavo, un jeune militant qui luttait, comme de nombreux jeunes de sa génération, contre le modèle néo-libéral et capitaliste. Qui luttait pour un monde plus juste et plus égalitaire. Gustavo est enlevé par les militaires le 15 avril 1977, alors qu’il se rend à son travail : Nora ne le reverra plus jamais. 38 ans après sa disparition, elle poursuit inlassablement son combat pour que vérité et justice soient faites en Argentine, pour son fils et les 30000 personnes disparues

À l’instar des criminels nazis, les militaires argentins, dans une logique de terrorisme d’État, avaient résolu d’appliquer une méthodologie de répression massive et clandestine, contre tous les citoyens qui défendaient ou semblaient défendre des idées et des valeurs opposées au modèle «chrétien et occidental ». Ces derniers « disparaissaient ». Un plan macabre qui signifiait, le plus souvent, que les victimes des militaires seraient emmenées dans des centres de détention, qu’elles y subiraient d’effroyables tortures, puis que leurs corps seraient jetés dans les eaux du Río de La Plata, depuis un avion en plein vol.

De passage à Limoges pour y témoigner et raconter ses multiples combats pour les droits de l’homme, Nora Cortiñas a tenu à rencontrer Robert Hébras, lorsqu’elle a pris connaissance de la tragédie d’Oradour

Robert entame la visite du village martyr. Il raconte comment des Waffen SS, ce 10 juin 1944, ont rassemblé puis séparé tout le village en différents groupes : les hommes d’un côté, les femmes et les enfants de l’autre. Robert se souvient très clairement de l’attitude peu agressive des bourreaux d’Oradour ; peu nombreux, très organisés, et surtout très calmes : leurs victimes ne se doutaient de rien. « Où avez-vous caché les armes ? », répétaient les soldats aux habitants du village. Une terrible phrase, qui n’est pas sans rappeler la dictature argentine de 1976-1983 : les militaires au pouvoir avaient eux aussi cette obsession pour « les armes ». Ils étaient faussement persuadés que ceux qu’ils arrêtaient, torturaient puis faisaient disparaître possédaient de lourds armements. Dans l’esprit de la «’Mère Courage » Nora Cortiñas, le récit de Robert produit donc un écho très puissant.

« Les soldats ont séparé les hommes en quatre groupes. Les femmes et les enfants sont partis en premier, mais nous ne savions pas où on les emmenait », raconte Robert, avant de poursuivre la visite le long de la rue principale du village martyr.

Nora se recueille sur les maisons et les boutiques dont il ne reste plus qu’un souvenir : « chez Léontine », « chez Maire ». « Pour moi, à chaque maison, il y a un visage », dit Robert. Il montre ensuite à Nora, avec un sourire sincère et teinté d’émotion, les endroits qui lui étaient familiers. La maison où il est né. La maison où il vivait. L’école de sa petite sœur de neuf ans, qu’il a embrassée peu de temps avant le massacre, sans se douter un seul instant qu’il ne la reverrait plus jamais.

Tout au long de la visite, Robert répondra aux questions de Nora. Bouleversée par son récit et par le caractère planifié du massacre, la  »Mère Courage » lui demande soudain : « ¿ Cómo te salvaste vos ? » « Et toi, comment tu t’en es sorti ? ». « Je t’expliquerai quand on y sera, parce qu’on va y aller », répond Robert avec une expression presque malicieuse et en posant sa main sur le bras de Nora. À presque 90 ans, et malgré ce que la vie lui a infligé, le survivant d’Oradour n’a jamais perdu son tempérament jovial : il a l’incroyable force d’affronter un passé douloureux avec son sourire de toujours.

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Robert montre l’endroit où deux groupes d’hommes ont été emmenés, puis tués. Puis vient le moment de la visite de l’église, paradigme de l’horreur d’Oradour.

Le visage de Nora, qui visite ce lieu pour la toute première fois, s’assombrit lorsque Robert lui raconte le sort réservé aux femmes et aux enfants. Et lorsqu’il précise l’âge des victimes : « le plus jeune bébé avait une semaine, la plus âgée des femmes avait 90 ans ». Le silence de Nora est éloquent ; son expression grave et empreinte de douleur. Puis, son regard plongé dans celui de Robert, elle murmure d’une voix douce et ferme à la fois : « Por eso no hay perdón. Ni perdón, ni reconciliación ». Il n’y a pas de pardon pour ces actes. Ni pardon, ni réconciliation.

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  En sortant de l’église, Robert prend affectueusement le bras de Nora. La « ‘Mère Courage » noue autour de sa tête son foulard blanc, symbole de sa lutte et de celle des mères de la Place de Mai. Un doux soleil de printemps illumine ces deux mémoires qui marchent côte à côte, avec une grande dignité.

  Sur les lieux du massacre du groupe masculin dont il faisait partie, Robert raconte comment il a survécu : « Quand ils entendent une explosion, les soldats pointent leurs armes sur nous et c’est la fusillade. Nous tombons les uns par dessus les autres. Ensuite, un soldat passe pour donner le coup de grâce à ceux qui sont encore en vie. Et moi, je suis protégé par les corps de mes camarades. Ensuite, ils ont mis le feu. Et là, j’ai pensé : « je vais mourir, mais je ne veux pas mourir brûlé ».». Et Robert retrace avec Nora le chemin par lequel il a progressivement réussi à s’enfuir du village.

La visite du village se termine par un moment d’intense émotion. Robert et Nora échangent des gestes d’affection, une chaleureuse accolade, quelques mots : « Hay que seguir ». « Ni perdón, ni olvido ». « Nunca más ». Il faut continuer. Ni pardon, ni oubli. Plus jamais. Ils se sourient. Comme un frère et une sœur. Qui, sans parler la même langue, partagent d’une certaine façon la même histoire et se comprennent par les regards qu’ils échangent.

Robert Hébras et Nora Cortiñas. Deux époques, deux pays, deux continents. Deux destinées brisées par des totalitarismes.

Mais une même dignité dans leur combat pour la mémoire, la vérité et la justice. Une même force de caractère. Un même optimisme, malgré tout.

Et un même sourire.Nora Cortiñas-2015_76

Le sourire lumineux de ceux dont la barbarie n’a pas eu raison.
Le sourire lumineux de ceux qui ont su transformer la douleur et l’horreur en mémoire vivante.
Le sourire lumineux de ceux qui nous inspirent et nous poussent à lutter pour un monde meilleur.

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Amandine CERUTTI  professeur d’espagnol, doctorante.
 Réseau ALEC (Amérique Latine Europe Caraïbes)
Laboratoire FRED (Francophonie Éducation Diversité)

Robert Hébras à Francfort les 16 et 17 avril 2015

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Pierre Monnet

Suite aux journées thématiques concernant la mémoire du massacre d’Oradour sur Glane organisées à Munich en 2014, Pierre Monnet*, directeur de l’Institut Français d’Allemagne à Francfort sur le Main, a invité Robert Hébras, Bernadette Malinvaud, présidente de l’association, « Oradour : Histoire, Vigilance et Réconciliation », et Michaël Faugeroux réalisateur du film documentaire « Le droit à la Mémoire ». Le 16 avril, après la projection de ce film à l’Université Goethe, un auditoire franco-allemand de plus de 200 personnes a dialogué pendant plus d’une heure avec Robert. En témoin infatigable, réaffirmant son message de paix, il répond aux demandes soucieuses de connaitre et comprendre les faits, les suites judiciaires, l’absence de condamnation des responsables.
Le 17 avril, au Lycée français, Victor Hugo, ce sont 140 élèves de classes de 3ème et de 1ère qui interrogent ce survivant du 10 juin 1944. Maîtrisant bien le sujet, grâce à une préparation approfondie, à l’habituel questionnement concernant les origines, les acteurs, la vie après le drame, s’ajoutèrent des interrogations et réflexions sur la similitude avec les actes terroristes du XXIème siècle, le sentiment de proximité de l’ancienne victime avec les victimes des guerres actuelles, la place et le rôle de la religion après un tel traumatisme.
Face à ces publics franco-allemands, Robert Hébras insista de nouveau sur sa volonté de porter, tant en Allemagne qu’en France, un témoignage de paix et de tolérance tout en rappelant la mémoire des faits.

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Lycèe Victor Hugo

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Robert Hébras

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Université Goethe

 

*Extrait du discours d’accueil de Pierre Monnet

« Paul Ricoeur, dans La mémoire, l’histoire, l’oubli publié, notons-le bien, en 2000, dès l’entame de ce millénaire dont nous ne percevons pas encore l’orientation, écrivait que l’histoire est aussi réparatrice des mémoires blessées. Cette parole est bien celle d’un philosophe et d’un historien, qui sait combien le présent de notre Europe est également le produit d’un emboitement de mémoires meurtries. J’ai la faiblesse de penser qu’elle est aussi la vôtre Monsieur Hébras, manière bien modeste de vous dire notre immense merci d’avoir trouvé le chemin jusqu’à nous.
Comment en effet parler du 10 juin 1944 et de ses 642 meurtres, s’ajoutant aux dizaines de millions de morts de cette guerre sans précédent ? C’est aussi à cela que nous confronte cette rencontre que l’IFHA a tenu à organiser, en coopération avec la DFG, le Fritz-Bauer Institut de l’université de Francfort et le lycée français Victor Hugo de Francfort, toutes institutions que je remercie très chaleureusement pour leur engagement : cette manifestation n’est pas habituelle pour notre institut, mais j’avoue qu’elle ne fut pas difficile à monter, compte tenu de l’enjeu et parce que Michael Faugeroux qui vous accompagne nous a apporté un concours décisif et précieux ».

 

Compte rendu Assemblée Générale Ordinaire du 28 mars 2015

Le 28 mars 2015 à 10 heures, les adhérents de l’association « Oradour, Histoire, Vigilance et Réconciliation » se sont réunis en Assemblée générale ordinaire, salle Robert Lapuelle à Oradour sur Glane, sur convocation effectuée par courrier, conformément aux statuts, en présence de Monsieur le Maire d’Oradour sur Glane.
Il a été dressé une feuille d’émargement : 119 adhérents, 70 présents, 40 représentés. Le quorum étant atteint, l’assemblée peut valablement délibérer.
AG-OHVR-2015_17Après quelques mots d’accueil, les remerciements à tous les présents, dont un certain nombre d’élus, la présidente Bernadette Malinvaud présente les excuses de membres du bureau, Vincent Brousse, Philippe Grandcoing, Philippe Pommier et de membres du Conseil d’Administration, Odile Danthieux, François Thomas.
Se sont également excusés : Catherine Beaubatie députée et adhérente OHVR, Annick Morizio présidente du CMO, Richard Jeziersky directeur du CMO.
Conformément à la décision adoptée lors de l’assemblée précédente, la présidente cite les noms des adhérents décédés : Nicole Aymard, Jacques Jouve, Monique Tronche.
Bernadette Malinvaud remercie Philippe Lacroix maire d’Oradour, ici présent, pour avoir mis gracieusement à la disposition de l’association, cette salle.
Monsieur le Maire souhaite la bienvenue et rappelle l’importance du travail concernant la mémoire, la nécessité des cérémonies du souvenir ainsi que des différentes manifestations qui eurent lieu en 2014.
Robert Hébras remercie tous les présents.
Palmira Desseix accepte d’assurer le secrétariat de séance.
La présidente, suivant l’ordre du jour annoncé, soumet à l’approbation le Compte Rendu de l’Assemblée Générale du 15 mars 2014 : approuvé à l’unanimité. Elle présente ensuite le rapport moral :
Comme je le rappelais lors de la précédente Assemblée Générale, l’heureuse décision de la Cour de cassation a entraîné, avec le changement d’appellation, la modification des objectifs de notre association.
Le souhait de Robert Hébras de la voir perdurer afin de l’accompagner dans son travail de transmission de la Mémoire explique et justifie notre existence et notre présence ici, aujourd’hui.
Les membres du bureau ont assisté à un certain nombre de manifestations où ils étaient invités, soit directement, soit par l’intermédiaire de Robert.
Ce fut le cas pour la présentation, en avant-première, de 2 documentaires :
– « Der Fall Oradour » « L’affaire Oradour » réalisé par Ute Kasper, et coproduit par FR3 et la Télévision Sarroise. Ce documentaire a été diffusé sur FR3 le mardi 10 juin 2014 à 08h50, et le samedi 14 juin 2014 à 15h25 ( il a été diffusé en Allemagne le 2 juin 2014).
– « Oradour, le procès de l’impossible » de Jean Bonnefon réalisé par Antoine Laura. Il a été diffusé par FR3 le 25 septembre 2014 et rediffusé sur la chaine Arte le 2 février 2015.
Puis elle rappelle les activités réalisées depuis la dernière assemblée Le 14 juin dernier, au Ciné Bourse à Saint-Junien, la projection du film « Oradour, les voix intérieures » réalisé en 2008 par Marc Desoutter, qui était présent. Le public, une centaine de personnes, a pu ensuite dialoguer avec le réalisateur, Robert Hébras et Camille Senon.
Nous avons, aussi participé à plusieurs émissions de radio (RCF) :
– deux concernaient l’association, ses objectifs, ses rôles, son action, en présence l’une de Robert et l’autre de Michael Faugeroux.
– une avait pour objet l’analyse critique de quelques-unes des nombreuses publications de livres à l’occasion du 70ème anniversaire. Y participaient Bernadette Malinvaud et  Dominique Danthieux, membre d’OHVR et historien limousin, qui a été chargé par l’Éducation Nationale, pendant plusieurs années, du service éducatif au CMO.
En accord avec l’article 2 des statuts d’OHVR et avec la volonté affirmée de ne surtout pas nous ériger en censeurs, nous essayons – et ce n’et pas facile – de réagir face à certains errements des écrits – en étant très attentifs de n’empiéter ni sur les compétences du CMO, ni sur celles de l’Association des Familles. Il s’agit pour nous d’être en cohérence avec la réalité historique et de contrer les tentations de révision.
En même temps, Henri Malinvaud a alimenté le site de l’association sur lequel a été posté quelques-uns de ces rapports de lecture ainsi qu’un message de soutien à la suite de l’attentat contre les journalistes de Charlie Hebdo.
Nous avons aussi  accompagné Robert lorsqu’il a rencontré des collégiens, notamment au collège de Chabanais et au collège André Maurois de Limoges.
Deux projets annoncés lors de la précédente assemblée générale ont été réalisés et constituent deux temps forts dans nos actions.
– les 18 et 19 mars 2014 nous avons accompagné Robert à Munich où un ensemble de manifestations avaient été initiées et organisées par Michael Faugeroux, adhérent de notre association et professeur au Lycée français Jean Renoir. Nous sommes très heureux de sa présence parmi nous aujourd’hui : cela me permet de lui renouveler publiquement nos remerciements et notre gratitude.
Après la projection du film documentaire réalisé par Michael « Le droit à la Mémoire-témoignage d’un survivant », nous avons participé, à l’université de Munich, à une soirée thématique consacrée à l’évocation du massacre du 10 juin 1944. Robert a ensuite répondu aux nombreuses questions de l’auditoire (plus de 600 personnes), attentif et demandeur d’explications tant sur le déroulement du massacre, que sur les responsables et sur la vie des survivants depuis le drame.
Le lendemain, c’est au Lycée français Jean Renoir, où enseigne Michael que Robert fut interrogé par des élèves de 3ème. Ils se sont montrés très sensibilisés grâce à un sérieux travail préparatoire réalisé par les enseignants qui avaient banalisé trois journées consacrées à l’étude du nazisme et de ses conséquences.
– le deuxième temps fort vient d’avoir lieu le 11 mars dernier à l’Espace Cité de Limoges où nous avions organisé une conférence, en partenariat avec le Centre de la Mémoire. Le procureur du Tribunal militaire de Rome, Marco De Paolis, traitait du thème « Pourquoi juger 70 ans après ? »
Après avoir précisé l’importance de la notion de responsabilité, il a démontré que « Le devoir judiciaire consiste à  punir ces crimes tant qu’un de ces criminels sera encore en vie ». Une centaine de personnes assistait à cette conférence.
Vote : unanimité

En l’absence de Philippe Pommier, trésorier, le trésorier adjoint, Henri Malinvaud présente le rapport financier 2014
Recettes :    3267.89 €
Dépenses :  1235.46 €
Excédent de l’exercice : 2032.43 €
Compte sur livret : 10236.67 €
Claude Bérody, vérificateur aux comptes, en l’absence de Jean-Luc Bayard indique que tous les documents comptables ont été mis à leur disposition. Ils attestent que les comptes sont sincères et corrects. Ils proposent donc de les approuver tels qu’ils sont présentés par le trésorier-adjoint.
Vote : approbation à l’unanimité du rapport financier.
Pour l’année 2016, l’assemblée décide de ne pas augmenter la cotisation qui reste fixée à 10 €

Les 4 membres sortant du Conseil d’administration  Sylvie Codecco, Palmira Desseix, Claudine Fourgnaud, Henri Malinvaud, de nouveau candidats, sont élus à l’unanimité.

La présidente annonce alors les actions prévues pour 2015
*16-17 avril 2015
Participation à Francfort à deux journées comparables à celles de Munich
–16 avril, projection du film « Le droit à  la Mémoire » réalisé par Michael Faugeroux suivi d’un débat à l’Université de Francfort
– 17 avril, intervention avec Robert Hébras  au lycée français Victor Hugo de Francfort
* L’association continuera évidemment, tout en étant consciente des limites de son action, à :
– accompagner Robert dans les établissements scolaires,
– l’aider à sa demande,
– réagir selon les circonstances,
– veiller à ce qui se dit, s’écrit, se montre concernant Oradour.

Avant de passer aux questions diverses, Monsieur le Maire rend compte des manifestations qui ont eu lieu en 2014 :
Commémoration du 10 juin 1944
Présence avec Robert, à la projection du documentaire « Une division SS en France, Das Reich » où Robert a dû préciser, en l’expliquant, ce qu’était la réalité historique.
Inauguration de la stèle sur l’emplacement du 643 GTE avec l’association Ateneo republicano du Limousin.

La présidente annonce quelques informations complémentaires :
– 8 avril : présentation du livre à Oradour sur Glane, salle Robert Lapuelle, à 20 heures «  Oradour après Oradour, Conserver, Reconstruire, Commémorer » par les auteurs P. Grandcoing et D. Danthieux. Il sera présenté le 10 avril à Limoges
– 8 avril : BFM, rencontre à 19 heures avec Nora Cortiñas de l’association « Mère de la Place de Mai » et le 9 avril rencontre à 14 heures à la fac de lettres
– Diptyque de Bernadète Bidaude : « Les temps qui courent »
21 avril : 1er volet «  la vie avec Oradour » (salle des Carderies, Oradour-sur-Glane)
24 avril 2ème volet « de sang et de lait » (à la Mégisserie à Saint-Junien)

Questions diverses :
-Alain Charbonnier  rappelle la nécessité de s’adresser aux jeunes et se demande comment ,lui, adhérent, pourrait agir et s’interroge sur son rôle dans l’association.
–  réponse de la présidente : s’il est en effet difficile d’attirer les jeunes (les étudiants des facultés de Lettres et de Droit avaient été informés de la conférence du Procureur), en revanche vous pouvez participer à nos actions.
– Michelle Soult, présidente de l’ANACR de Haute Charente, estime que, plus qu’une parole extérieure, la rencontre des jeunes avec les témoins est fondamentale pour la construction et la transmission d’une Mémoire vivante. Tant que les jeunes pourront rencontrer des déportés et des résistants, la mémoire persistera. Cet échange est enrichissant et son rendu est excellent.
– Robert indique qu’il est à la disposition de tous, qu’il est prêt à se rendre auprès des jeunes si on le lui demande. Il rappelle l’aide que lui apporte l’association, notamment pour répondre aux nombreux et très divers courriers qu’il reçoit (à titre d’exemple il lit une réponse faite à un Allemand)
– Monsieur le Maire précise que la municipalité rencontre aussi de très nombreux jeunes.
À propos des documentaires diffusés à la télévision quel rôle peut avoir l’association ?
– Elle peut attirer l’attention sur les erreurs, contresens, anachronismes. Quel en sera l’impact alors que le documentaire est achevé et diffusé ? Tout le monde peut réagir, notamment l’association des familles. Mais il paraît difficile d’agir.
À propos du documentaire concernant la Das Reich, sur lequel Robert a émis, à la projection en avant-première, un certain nombre d’observations concernant la présentation du massacre, les parlementaires alsaciens ont fait une démarche qui conteste le nombre d’engagés de force dans la Das Reich. Quels résultats auront ces interventions ?
– Quant à l’article paru dans Paris Match, Monsieur le Maire indique qu’un courrier commun, avec le président de l’Association des Familles, a été envoyé à la direction de ce journal. Un contact a été établi et un des auteurs de l’article devrait se rendre à Oradour prochainement.
– Pour Mason Norton, s’il y a de mauvais ouvrages, il y en a aussi de bons. Il serait utile de poster des commentaires sur le site internet.
– Claude Milord, président de l’Association Nationale des Familles, pense qu’il faut unir les efforts en ce qui concerne la vigilance, montrer de la retenue face aux révisionnistes et ne pas entrer dans leur jeu.
– Anne-Marie Montaudon demande à Robert si son témoignage écrit en 1992, «  Oradour, le Drame heure par heure » a été publié en langue allemande.
Non et Michael Faugeroux ajoute que c’est un travail de longue haleine, le moindre mot a son importance ; les Allemands connaissent bien la problématique de la Shoah, de l’Europe de l’Est mais très peu de l’Ouest.

L’association et Robert ont réservé une surprise à l’auditoire.
AG-OHVR-2015_19Mickael a été nommé chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques par décret du 1er Ministre. Robert lui remet cette distinction honorifique qui récompense l’importance de son travail et de son investissement pour perpétuer la Mémoire d’Oradour en Allemagne, en particulier auprès des Lycéens.

L’ordre du jour étant épuisé à 11h30, les participants se retrouvent autour du verre de l’amitié.

 

La secrétaire de séance : Palmira Desseix.

 

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Renouvellement de la cotisation 2015 de l’association « ORADOUR. Histoire, Vigilance et Réconciliation ». Pour les adhérents qui n’ont pas encore renouvelé leur adhésion, règlement par chèque (10 €) libellé à l’ordre d’« ORADOUR. Histoire, Vigilance et Réconciliation » à envoyer au trésorier : Philippe Pommier, 71 avenue de Naugeat, 87000 Limoges.

Nom : …………………………………………………………
Prénom : ………………………………………..
Demeurant à : ………………………………………………
Code Postal :…………………………….
Email : ………………………………………………………..
Date : ……………………………….

Signature de l’adhérent(e) :………………………………………

 

Site : http://www.oradourhvr.fr
Mail : oradour.hvr@laposte.net

Convocation Assemblée Générale Ordinaire le 28 mars 2015

3, impasse des Genêts
87170 Isle

Isle, le 7 mars 2015

 

Chère adhérente, cher adhérent,
Au nom du Conseil d’Administration, je vous invite à participer à l’Assemblée Générale ordinaire de  notre association « ORADOUR. Histoire, Vigilance et Réconciliation » qui se tiendra le samedi 28 mars 2015 à 10 heures dans la salle Robert Lapuelle (ancienne salle des Fêtes) d’Oradour-sur-Glane (place du champ de Foire) mise à disposition par Monsieur le Maire, Philippe Lacroix.

Ordre du jour :
Ÿ – Présentation du rapport moral par la présidente
Ÿ – Présentation du rapport financier par le trésorier
Ÿ – Compte rendu des vérificateurs aux comptes
Ÿ – Renouvellement du 1/3 sortant des membres du Conseil d’Administration et du Vérificateur
aux Comptes
Ÿ – Fixation du montant de la cotisation annuelle
– Actions programmées pour 2015
Ÿ – Questions diverses

Les adhérents désirant présenter leur candidature au Conseil d’Administration et au poste de Vérificateur aux Comptes  doivent le faire avant le 21 mars 2015 par courrier adressé à la présidente.

Tous les documents nécessaires à votre information sont joints à cette convocation.

Conformément au règlement intérieur (article 13), un quorum du quart plus un des adhérents présents ou représentés, à jour de leur cotisation, doit être atteint pour que l’Assemblée délibère valablement.

Je vous rappelle qu’en cas d’empêchement, vous pouvez vous faire représenter par un adhérent de votre choix, muni d’un pouvoir ci-joint, dûment rempli  et signé.

Comptant sur votre présence, veuillez croire, chère adhérente, cher adhérent, en mes cordiales salutations.

La présidente

 

Bernadette Malinvaud

Site : http://www.oradourhvr.fr

Mail : oradour.hvr@laposte.net

Conférence du 11 mars 2015

 

 

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À l’initiative de l’association ORADOUR. Histoire, Vigilance et Réconciliation, le Procureur du tribunal militaire de Rome Marco de Paolis tiendra la conférence :

« Pourquoi juger 70 ans après ? »

En présence de Robert Hébras, survivant du massacre d’Oradour-sur-Glane (10 juin 1944).

Mercredi 11 mars 2015 à 18h30
Espace Cité, rue de la Providence, Limoges

Entrée libre

70 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, faut-il encore traquer les criminels nazis et les faire condamner?
En octobre 2010, Andreas Brendel, procureur de Dortmund, décide d’ouvrir une enquête en Allemagne sur le massacre d’Oradour sur Glane, impliquant six suspects encore en vie. Une enquête judiciaire est alors conduite, à Oradour, pour la poursuite de ces criminels et l’ouverture éventuelle d’un procès en Allemagne.
Marco de Paolis, procureur du tribunal militaire de Rome, poursuit activement depuis plus de 10 ans les criminels nazis en Italie. « Pourquoi poursuivre les auteurs présumés des faits 70 ans après? Parce que c’est la loi, parce que c’est aussi un devoir » dit-il en ajoutant « La vérité ne peut pas être effacée. La cacher est un second délit ».
Pas moins de 450 dossiers ont été bouclés sous son autorité. Sur les 81 criminels finalement poursuivis, 57 ont été condamnés à la prison à vie. L’une de ses enquêtes lui a permis de conduire en justice une dizaine d’anciens SS présents à Sant’Anna di Stazzema, petit village de Toscane, victime d’un massacre similaire à celui d’Oradour, le 12 août 1944.

Site = http://www.oradourhvr.fr
Mail = http://www.oradour.hvr@laposte.net

Je suis Charlie

Nous nous sommes engagés pour défendre la liberté d’expression de Robert Hébras, survivant du 10 juin 1944, témoin fidèle à la mémoire du massacre ; c’est encore la liberté d’expression qui est ciblée par les tueurs qui ont perpétré l’effroyable crime contre la rédaction de Charlie-Hebdo : un droit de l’homme qui est un des fondements de notre démocratie.
Nous nous joignons aux manifestants qui se proclament : « Nous sommes tous Charlie ».

Projection Film « Oradour les voix de la douleur »

logo OHVR couleur DOCLe samedi 14 juin 2014 à 15 heures, au Ciné Bourse de Saint-Junien, l’association présente la projection du film réalisé par Marc DESOUTTER, en 2008 :

« Oradour, les voix intérieures »

A l’issue de cette séance, le réalisateur Marc DESOUTTER, le producteur Jean-Pierre DUSSEAUX et Robert HEBRAS, survivant du massacre du 10 juin 1944, répondront aux questions du public.

Venez nombreux

Entrée Libre

Les Journées de Munich (18 et 19 mars 2014)

Munich_18-03_2014_016Robert Hébras témoigne

 

Robert Hébras accompagné par la présidente de l’association “ORADOUR. Histoire, Vigilance et Réconciliation”, était au centre d’une soirée thématique consacrée à l’évocation du massacre d’Oradour-sur-Glane, à l’université Ludwig Maximilian de Munich.

 

Munich_18-03_2014_009Cet événement était initié et organisé par Michael Faugeroux, professeur au lycée français Jean Renoir, en collaboration avec la Fondation “la Rose Blanche”, le Centre de Documentation et de Recherche sur le nazisme. Il était soutenu par la ville de Munich, l’Institut français, l’association “ORADOUR, Histoire, Vigilance et Réconciliation” et l’Association Démocratique des Français de Munich.
Assistaient à cette manifestation le Consul Général adjoint, les représentants de toutes les associations et fondations citées, plusieurs
 représentants et conseillers de la municipalité, et environ 600 personnes appartenant aux deux communautés, allemande et française,  dont de très nombreux lycéens.


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A l’issue de la projection du film documentaire réalisé par Michael Faugeroux “Le droit à la Mémoire-Témoignage d’un survivant” (sous-titré en allemand), Robert Hébras répondit aux nombreuses questions venues d’un public attentif ,en quête d’explications concernant, à la fois, le déroulement du massacre, ses responsables, ses auteurs, les procès passés (et éventuellement à venir…), la vie des survivants depuis le drame.
Ainsi qu’il en a l’habitude, Robert Hébras
  informa et précisa avec clarté. Par des mots simples, qui vont droit à la raison, il suscita la réflexion sur le souvenir et surtout sur l’avenir, soulignant que la mémoire constitue l’un des remparts contre les bégaiements de l’histoire.
Ses réponses portant sur le cheminement qui l’a conduit à s’engager dans cette démarche de
 rapprochement et de réconciliation entre les peuples, lui valurent une longue standing ovation d’un auditoire en totale empathie et très ému, notamment lorsqu’il affirma qu’il ne regrettait pas “sa vie passée à témoigner”.
Le lendemain, accueillis au lycée français Jean Renoir, Robert Hébras et Bernadette Malinvaud répondirent aux questions des élèves de quatre classes de troisième. À cette occasion, les professeurs d’Histoire avaient banalisé trois journées dédiées à l’étude du Nazisme et de ses conséquences.


Munich_19-03_2014_016À leur tour les plus jeunes, déjà sensibilisés par le témoignage de Robert Hébras présenté dans le film, manifestèrent le désir de connaître les détails sur le déroulement du massacre, sur la manière dont les survivants purent être sauvés, sur les soldats auteurs de ce massacre, sur la reconstruction des lieux et des Hommes. Comment vivre après, comment surmonter la difficulté de venir en Allemagne, quel effort sur soi-même pour oublier la haine des premiers jours et tendre la main ?
Munich_19-03_2014_009La simplicité, la clarté des réponses de Robert Hébras captivèrent l’intérêt de tous. Pour conclure, c’est avec fermeté qu’il insista sur l’indispensable connaissance réciproque des peuples, sur les richesses nées de leurs différences, sur la tolérance, sur la volonté de paix assise sur le savoir et la réflexion historiques.
Par des articles, tel celui d’une demi-page paru dans le “Süddeutsche Zeitung” (24 mars), ces deux jours d’échanges ont bénéficié d’une large résonance médiatique. La parole de paix et de réconciliation portée par Robert Hébras lors de ces deux événements à Munich, a donc dépassé le simple cadre de la ville et suscite déjà de nombreux témoignages de soutien, émanant d’autres régions d’Allemagne qui envisagent de réitérer cette démarche.

Compte rendu Assemblée Générale ordinaire/extraordinaire du 15 mars 2014

Compte-rendu de l’Assemblée Générale
du 15 mars 2014 à Oradour-sur-Glane

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AG_15_03_2014_002Le samedi 15 mars 2014, les membres de l’association JPRH se sont réunis à la salle des fêtes d’Oradour. Après un mot d’accueil de la présidente B. Malinvaud, le maire de la commune d’Oradour, R. Frugier s’est déclaré heureux d’accueillir les membres de l’association et s’est réjoui de la victoire très importante réalisée par l’association, ce au service de l’Histoire.
AG_15_03_2014_011 B. Malinvaud fait état du nombre d’adhérents, à savoir 845. Le quorum (1/4) est donc de 211. Avec les procurations, nous ne sommes que 183. Un vote est donc proposé pour transformer l’AG ordinaire en AG extraordinaire. Pour : 183, Contre et abstention : 0.
L’AG extraordinaire est donc déclarée ouverte.

Le CR de la dernière AG du 24 novembre 2013 est adopté à l’unanimité.

AG_15_03_2014_003La présidente présente son rapport moral : Les objectifs de l’association JPRH créée en septembre 2012 pour soutenir et aider notre ami Robert ont largement été atteints. Le 16 octobre 2013 la Cour de cassation a annulé sans ambiguïté la condamnation de la cour d’appel de Colmar. Nous nous félicitons de cette décision de justice qui de plus fera date dans l’histoire de la justice puisqu’elle est publiée dans les annales de la CC. Nos remerciements et félicitations s’adressent évidemment aux deux avocats Me Gaffet et Me Thouin-Palat et nous pouvons tous ici être fiers de notre engagement pour cette cause. De septembre 2012 à octobre 2013, et au-delà, nous avons multiplié et diversifié nos actions afin d’informer, de cette affaire, le public le plus large possible : pétition, communiqués transmis par la presse locale et nationale, site internet. Avec toujours le souci d’élargir notre réseau de relations, nous avons assisté et participé à plusieurs rencontres comme celle de l’institut Goethe à Paris, au Repaire des amis de “Là-bas si j’y suis ”à Limoges et à la Faculté de Droit et de Sciences Économiques lors des Entretiens d’Aguesseau.
Dans cette volonté de sensibiliser d’un auditoire diversifié, je tiens à souligner et à remercier pour leur rôle de relais, des associations comme l’ANACR, la FNIDRP, l’AFMD, la Libre Pensée, le MRAP et des personnes parfois très éloignées du Limousin (qui me pardonneront j’espère de ne pas les nommer ici).
Nous avons aussi initié un certain nombre d’actions : édition et vente “Les Ombres d’Oradour” œuvre  en hommage à Robert Hébras offerte , à l’association par Isabelle Frandon et Monique Niguès. La projection des deux parties du film réalisé par Michel Follin et Marc Wilmart en 1988 : “Oradour. Les voix de la Douleur”et “Aujourd’hui la Mémoire” : à chaque fois, la salle de Conférences de la BFM était comble.
En même temps nous avons noué des liens, créé des relations avec des associations et des personnes comme ce procureur italien Marco de Paolis que nous avons rencontré avec Robert lors d’une conférence à Bordeaux.

Le 28 janvier 2014, j’ai rencontré, à sa demande, le président de l’Association Nationale des Familles des Martyrs d’Oradour, Claude Milord accompagné de Camille Senon : sur certains points précis nos deux associations pourront mener des actions communes.

Ces 16 mois passés, ont été pour nous, souvent chargés, parfois stressants mais toujours animés par notre détermination de réussir notre objectif. C’est dans cet esprit que le CA a souhaité prolonger l’existence de notre association. L’AGE du 24 novembre 2013 a entériné ce vœu : “ORADOUR. Histoire, Vigilance et Réconciliation” en est la nouvelle dénomination. Informé de notre décision, Monsieur le Préfet de la Haute-Vienne, nous a assuré de son soutien et de celui des services de l’État dans cette initiative et il a ajouté “permettez-moi également de saluer la décision qui a été prise de poursuivre ce combat pour la mémoire au nom de la vigilance et de la réconciliation. Vous perpétuez ainsi l’engagement de Robert Hébras et allez pouvoir apporter une dimension encore plus grande à ce devoir de mémoire qui nous anime tous. » Il s’agit donc de finaliser la mise en place d’“Oradour. Histoire, Vigilance et Réconciliation”.

On passe au vote : Pour : 183, contre et abstention : 0. Le rapport moral est adopté.

Philippe Pommier, trésorier expose le  rapport financier, après avoir remercié Henri Malinvaud.
Les recettes comprennent
Ÿ les cotisations pour un montant total de 13 837,50€ (855 adhérents à 10€ = 8 550,00€ plus les dons d’un montant de     5 287,50€,
Ÿ la vente des brochures “Les Ombres d’Oradour” pour un montant de 3 478,00€ (407 brochures = 3 256,00€ plus dons de 222,00€),
Ÿ les intérêts du livret A : 114,78€.
Les dépenses  se répartissent selon les postes suivants :
Ÿ inscription au Journal Officiel ;
Ÿ versements à l’huissier ;
Ÿ versement pour frais à Me Thouin-Palat ;
Ÿ édition et l’impression de la brochure “Les Ombres d’Oradour” ;
Ÿ frais de correspondance ;
Ÿ assurance auprès de la Matmut ;
Ÿ frais d’événement : déplacement à l’institut Goethe, droits INA  et location salle à la BFM de Limoges, accueil de Me Thouin-Palat (déplacement, hébergement, restaurant), AG (boissons, fournitures) ;
Ÿ divers : achat d’une brochure des Chemins de la Mémoire ; bons de soutien ANACR.
Le montant total est de 7 295,36€

Le compte des résultats fait apparaître un solde créditeur de  10 134,92€

Claude Bérody, en accord avec Jean-Luc Bayard excusé, informe que toutes les pièces comptables ont été mises à leur disposition. “Nous sommes en mesure d’affirmer que les comptes de “Justice pour Robert Hébras” pour la période du 13 octobre 2012 au 28 février 2014 sont corrects. En conséquence, nous vous proposons, Monsieur  Bayard et moi, d’approuver ces comptes tels qu’ils vous sont présentés par le trésorier”.

Approbation à l’unanimité du rapport financier.
Les statuts et le règlement intérieur de la nouvelle association, ORADOUR. Histoire, Vigilance et Réconciliation joints à la convocation de l’AG sont présentés. Suite à une pertinente suggestion, le bureau propose une modification : à l’article 2 remplacer le terme vérité, “défendre la vérité historique” par le terme “exactitude”.

Le montant de la cotisation est maintenu à 10 Euros.
Pour : 181. Contre : 1. Abstention : 1.

Élection aux postes soumis à renouvellement annuel :
Claude Bérody est réélu vérificateur aux comptes à l’unanimité.
Election du tiers du Conseil d’Administration : 4 postes à pourvoir ; Edith Guiot ne se représente pas. 7 candidats se sont fait connaître. Le vote a lieu à bulletins secrets.

Pendant le dépouillement, un débat est ouvert où Michel Botella rappelle la nécessité de conserver les pierres et le souvenir d’Oradour, via un classement au patrimoine mondial de l’UNESCO ; à  propos de la conservation des ruines, Monsieur le Maire précise qu’au cours d’une réunion à la DRAC le mois dernier, l’engagement de l’État a été confirmé. Claude Bureau évoque la question des “malgré nous”, il lui est répondu que le dernier mot du nom de l’association est “Réconciliation”.  Anne Marie Montaudon lit un large extrait du texte de Mason Norton. Ce dernier, à propos des négationnistes s’interroge sur le type d’action à mener concernant entre autres les réseaux sociaux. Philip Gaffet pense que la façon la plus efficace de les combattre est de les ignorer ; ne pas consulter leurs sites, ne pas leur fournir l’occasion d’une tribune où ils pourraient s’exprimer. Alain Charbonnier insiste sur la nécessité d’un travail de communication et de pédagogie auprès des jeunes générations. Il propose sa participation à un groupe de travail pour approfondir cette réflexion.

Le docteur Guy Lacorre souhaite que l’on soit informé des décès des adhérents de l’association.

 Robert Hébras intervient pour spécifier que l’association continue, avec son accord, “le travail que nous avons fait et faisons, auprès des jeunes et des moins jeunes avec ma camarade Camille Senon ici présente. Nous allons disparaître, l’association est là pour prolonger notre œuvre”.
Il renouvelle ses remerciements à Monsieur le Maire d’Oradour, aux membres du bureau et à tous les adhérents.

 Résultats du vote : 176 votants
Sont élus : Sandra Combeau (162 voix), François Thomas (154 voix),  Anne-Marie Montaudon (150 voix), Odile Danthieux (118 voix).
Ont obtenu : Marie-Claude Briend :73 voix ; Jordy Peix : 31 voix et Alain Couegnas : 18 voix.

 La présidente présente les actions programmées pour 2014 :
Ÿ 18 et 19 mars, à l’initiative de Michael Faugeroux, membre de l’association et professeur au lycée français de Munich projection du film documentaire “Le droit à la mémoire” à l’université et au lycée suivie d’un débat.
Ÿ14 juin au Ciné-Bourse de Saint-Junien projection du film de Marc Desoutter “Oradour les voix intérieures”, en présence  du réalisateur et du producteur Jean-Pierre Dusséaux.
Nous envisageons d’organiser une table ronde avec le procureur italien Marco de Paolis et des juristes français.

À 17 heures la présidente déclare l’Assemblée générale terminée.

Le CA se réunit pour l’élection du bureau.
Sont élus à l’unanimité des membres présents du Conseil d’Administration :
Présidente : Bernadette Malinvaud. Vice-présidente : Sylvie Codecco. Secrétaire : Philippe Grandcoing. Secrétaire-Adjoint : Vincent Brousse. Trésorier : Philippe Pommier. Trésorier-Adjoint : Henri Malinvaud.

Adhérents de JPRH décédés : Marie-Amélie Milor, Georges Coly, Jean-Claude Gasteix, Jean Gavinet, Michel Grany, Guy Lépinay.

 
Le secrétaire : Vincent Brousse

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